🚗 Retour sur le Bab el Raid 2026 : Entre adrénaline, solidarité et mécanique !

L’aventure est terminĂ©e, mais les souvenirs, eux, restent gravĂ©s. Après des mois de prĂ©paration, la Team PINNEAU est de retour de la 10ème Ă©dition du Bab el Raid. Une expĂ©rience intense, partagĂ©e cette fois en duo avec Dao, sous le signe de la confiance et du dĂ©passement de soi.

Le baptĂŞme du feu : 900 km de mise en jambe

Tout a commencĂ© par une première Ă©tape de liaison vers Fouras, le point de rassemblement. C’était le premier vĂ©ritable test pour notre Super 5 : plus de 900 km d’une traite. Verdict ? Elle s’est comportĂ©e comme une reine ! On sous-estime souvent le confort des versions « Five », mais après plus de 8 800 km parcourus au total sur l’ensemble du raid, nos dos peuvent le confirmer : c’est un excellent choix de monture.

Le samedi, les vĂ©rifications administratives et techniques ont Ă©tĂ© une simple formalitĂ© grâce Ă  notre prĂ©paration rigoureuse en amont. L’occasion idĂ©ale pour souder les liens avec les deux autres Ă©quipages amis avant le grand dĂ©part.

Cap sur l’Espagne : La solidaritĂ© avant tout

Le dimanche, le coup d’envoi est donnĂ© ! Direction AlgĂ©siras. Mais le rallye-raid, c’est l’école de l’imprĂ©vu. Ă€ quelques kilomètres de Cáceres en Espagne, première alerte : nous perdons un boulon d’amortisseur arrière. Impossible de rejoindre le Maroc dans cet Ă©tat.

C’est là que la magie du raid opère. À 20h, arrêt forcé dans un magasin de bricolage pour improviser une réparation de fortune avec une tige filetée, sur le bord de la route, aidés par nos compagnons de route aussi bricoleurs que dévoués.

La course contre la montre (et la tempĂŞte)

Alors que nous reprenions la route, une alerte météo tombe : une violente tempête menace de fermer le port d’Algésiras. Si nous ne gagnions pas 24h sur le planning, nous risquions de rester bloqués 3 jours à quai. Décision prise : on oublie les étapes de repos, on dort quelques heures et on fonce. Pari gagné ! Nous avons embarqué de justesse, comme la majorité des 130 équipages.

L’arrivĂ©e au Maroc : Un Atlas transformĂ©

L’arrivée à Tanger nous a plongés dans une édition très particulière. Les intempéries exceptionnelles des derniers mois ont redessiné le paysage. Les routes coupées ont transformé notre première étape de 500 km en un périple de 700 km à travers les montagnes de l’Atlas.

ÉpuisĂ©s par le manque de sommeil mais portĂ©s par l’Ă©nergie du groupe, nous atteignons Meknès… pour y dĂ©couvrir une nouvelle panne : la Super 5 refuse de dĂ©marrer. Grâce au diagnostic Ă©clair de notre ami RĂ©my et Ă  l’effervescence des quartiers de garages de Meknès, nous dĂ©nichons la bobine d’allumage salvatrice.

C’est Ă  cet instant prĂ©cis que le « vrai » Bab el Raid a commencĂ©…