L’aventure est terminée, mais les souvenirs, eux, restent gravés. Après des mois de préparation, la Team PINNEAU est de retour de la 10ème édition du Bab el Raid. Une expérience intense, partagée cette fois en duo avec Dao, sous le signe de la confiance et du dépassement de soi.
Le baptême du feu : 900 km de mise en jambe
Tout a commencé par une première étape de liaison vers Fouras, le point de rassemblement. C’était le premier véritable test pour notre Super 5 : plus de 900 km d’une traite. Verdict ? Elle s’est comportée comme une reine ! On sous-estime souvent le confort des versions « Five », mais après plus de 8 800 km parcourus au total sur l’ensemble du raid, nos dos peuvent le confirmer : c’est un excellent choix de monture.
Le samedi, les vérifications administratives et techniques ont été une simple formalité grâce à notre préparation rigoureuse en amont. L’occasion idéale pour souder les liens avec les deux autres équipages amis avant le grand départ.

Cap sur l’Espagne : La solidarité avant tout
Le dimanche, le coup d’envoi est donné ! Direction Algésiras. Mais le rallye-raid, c’est l’école de l’imprévu. À quelques kilomètres de Cáceres en Espagne, première alerte : nous perdons un boulon d’amortisseur arrière. Impossible de rejoindre le Maroc dans cet état.
C’est là que la magie du raid opère. À 20h, arrêt forcé dans un magasin de bricolage pour improviser une réparation de fortune avec une tige filetée, sur le bord de la route, aidés par nos compagnons de route aussi bricoleurs que dévoués.
La course contre la montre (et la tempête)
Alors que nous reprenions la route, une alerte météo tombe : une violente tempête menace de fermer le port d’Algésiras. Si nous ne gagnions pas 24h sur le planning, nous risquions de rester bloqués 3 jours à quai. Décision prise : on oublie les étapes de repos, on dort quelques heures et on fonce. Pari gagné ! Nous avons embarqué de justesse, comme la majorité des 130 équipages.
L’arrivée au Maroc : Un Atlas transformé
L’arrivée à Tanger nous a plongés dans une édition très particulière. Les intempéries exceptionnelles des derniers mois ont redessiné le paysage. Les routes coupées ont transformé notre première étape de 500 km en un périple de 700 km à travers les montagnes de l’Atlas.
Épuisés par le manque de sommeil mais portés par l’énergie du groupe, nous atteignons Meknès… pour y découvrir une nouvelle panne : la Super 5 refuse de démarrer. Grâce au diagnostic éclair de notre ami Rémy et à l’effervescence des quartiers de garages de Meknès, nous dénichons la bobine d’allumage salvatrice.
C’est à cet instant précis que le « vrai » Bab el Raid a commencé…

